En dehors de sa forêt alluviale, l’Ill*Wald renferme une variété de milieux ouverts, tous remarquables, malheureusement devenus rares en plaine d’Alsace du fait d’un retournement massif des prairies dans les années 80 au profit de la culture du maïs : prairies humides, cariçaies (formations végétales composées essentiellement de Carex), mégaphorbiaies (formations végétales d’herbes hautes), roselières.
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Sans une action adaptée de l’homme, ces milieux disparaîtraient, évoluant progressivement vers la forêt.
C’est pourquoi, il est important de maintenir les activités agricoles traditionnelles, garantes de cette mosaïque biologique et paysagère : fauche plus ou moins tardive avec récolte du foin et du regain.
Le pâturage dans l’Ill*Wald étant limité à quelques hectares de terrain situés au nord de la RD 424, les prairies ne sont tout au plus séparées que par des haies lâches.
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Il existe par ailleurs un site de 11 ha à l’histoire remarquable.
Autrefois peupleraie de culture, ce terrain situé dans la cuvette alluviale du Ried de Sélestat est aujourd’hui une magnifique roselière parsemée de plans d’eau et chenaux : ravagée par une tempête en 1988, cette peupleraie a été renaturée en roselière par la Ville de Sélestat, avec le soutien de nombreux partenaires, entre 1992 et 1995.
Les « Rohrmatten », tel est le nom de ce site (« rohr » = roseaux, « matten » = pré, en alsacien), font le bonheur de plus de 130 espèces d’oiseaux, constituent une frayère à Brochet et font partie intégrante du territoire d’une famille de castors récemment réintroduits.
Leur gestion est confiée par bail emphytéotique au Conservatoire des Sites Alsaciens depuis décembre 2008. Roselière encore jeune, les « Rohrmatten » ne font actuellement l’objet que de deux types d’intervention (en dehors d’une opération de désenvasement léger en 2003) :
- la fauche d’une petite surface de roseaux, chaque année à la fin de l’été, destinée à faciliter l’observation de l’avifaune et à maintenir des cariçaies,
- la coupe sélective des ligneux pour maintenir l’ouverture de la roselière ; quelques « perchoirs », notamment des chênes pédonculés, sont conservés.
Le fonctionnement hydraulique de la roselière (dont les niveaux d’eau varient entre 0 et 1,50m, hors plans d’eau et chenaux) repose entièrement sur le fonctionnement alluvial naturel du Ried de Sélestat.
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