Au rythme de l’eau


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L’Ill*Wald vit au rythme de l’eau.
Les inondations annuelles (en hiver principalement), conséquences des remontées de la nappe phréatique et des crues de l’Ill, en sont le témoignage le plus spectaculaire, offrant alors un autre visage au Ried de Sélestat submergé par les eaux.
Ce fonctionnement alluvial naturel revêt deux grands rôles : il permet à la fois aux rivières en crue de dissiper leur énergie en débordant sur ce vaste champ d’inondation (préservation des villes situées à l’aval), et contribue à l’épuration des eaux de surface.



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Dans l’Ill*Wald, on distingue trois grands types de cours d’eau qui totalisent une longueur de près de 60 km :
- l’Ill et ses diffluences, à l’ouest :
o elles sont alimentées essentiellement par les eaux de ruissellement
o la température de leurs eaux varie au fil des saisons
o la couleur de leurs eaux devient brunâtre lors d’épisodes pluvieux (charriage de sédiments)
- les rivières phréatiques, à l’est :
o d’origine souterraine comme leur nom l’indique ; leurs sources, les résurgences phréatiques, sont des sortes de fosses aux eaux claires de plusieurs mètres de profondeur
o la température de leurs eaux reste à peu près constante toute l’année (de 9 à 11 °C en hiver et de 12 à 14 °C en été)
o leurs eaux restent toujours limpides (ou quelque peu laiteuses lors d’épisodes pluvieux)
- les fossés :
o créés par l’Homme il y a plusieurs siècles, ils étaient utilisés pour ressuyer les prairies en période d’inondation ou, au contraire, maintenir l’humidité des sols en été ; des fossés existent également en forêt.


Cette omniprésence de l’eau confère à l’Ill*Wald ses spécificités et sa richesse : adaptation des végétaux, des animaux et des hommes au rythme de l’eau.

Par ailleurs, outre ses vertus écologiques, l’eau s’avère être une ressource précieuse pour les Sélestadiens : en effet, la protection dont bénéficie l’Ill*Wald, ajoutée au rôle épurateur de la forêt et des prairies sur les couches superficielles de la nappe phréatique, ont conduit la Ville de Sélestat à y implanter le puits de captage d’eau potable en 2001.


Doc:

Réseau hydrographique, 765.7 ko, 48x52

Réseau hydrographique

Cartographie du réseau hydrographique du Ried de Sélestat

(PDF, 765.7 ko)


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publié le 3 décembre 2009